L'UPA dénonce la compensation des milieux humides

L'Union des producteurs agricoles de l'Abitibi-Témiscamingue juge inéquitable le projet de règlement sur la compensation pour l'atteinte aux milieux humides.

La fédération a transmis un mémoire au ministère de l'Environnement.

Elle recommande la simplification de la règlementation, la reconnaissance des spécificités agricoles et l'exclusion de ces activités de toute compensation financière.

La compensation finale demandée est exorbitante par rapport aux revenus moyens générés par les fermes.

Pour un seul hectare, la nouvelle compensation pourrait varier de 18 000 $ à 240 000 $ par hectare pour le drainage.

Le président de l'UPA, Pascal Rheault, parle d'impacts sur le développement.

« Quand on parle de compensations de cette hauteur-là, on est sur le même pied que pour faire un "parking" ou de bâtir des édifices. Nous, c'est un drainage, c'est juste pour passer un tuyau, donc on trouve que la compensation est inacceptable. C'est là qu'il y a un impact énorme. »

Le sixième de la zone agricole est présentement cultivé dans la région, qui est composée à 24 % de milieux humides, dont certains sur des terres agricoles.