L'UPA étale ses demandes aux candidats

L'Union des producteurs agricoles de l'Abitibi-Témiscamingue étale ses demandes aux différents candidats en vue de l'élection d'octobre.

Tous les principaux partis ont été rencontrés et mis au fait des défis du milieu.

L'UPA régionale exige que les activités agricoles soient exemptées des compensations pour les milieux humides et hydriques.

Mais ce n'est pas tout, rappelle le président de l'UPA en Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault

« C'est sûr qu'il y a l'accaparement des terres. Il y a la bonification de la sécurité du revenu, on veut amener plus de l'équité au niveau des entreprises pour contrer un peu la baisse de fermes, et après ça, il y a la bonification du programme de drainage. »

Pascal Rheault

Manifestation à Montréal

Plus de 500 agriculteurs sont attendus à Montréal cet avant-midi (jeudi) pour manifester en faveur du maintien du système de gestion de l'offre.

La manifestation débutera à 10h30 et se déroulera devant les bureaux du premier ministre Justin Trudeau.

C'est organisé par le Syndicat de la relève agricole, et le président de l'UPA d'Abitibi-Témiscamingue, Pascal Rheault, tenait à être présent.

« La gestion de l'offre, veut, veut pas, c'est une stabilité au niveau de la production. C'est dur de faire des gros investissements de plusieurs millions quand tu n'es pas sur au niveau de l'ouverture des marchés, c'est quoi ta production que tu vas pouvoir faire. »

Pascal Rheault

L'UPA rencontrait par le fait même les chefs des différents partis politiques. Le candidat du Parti québécois dans Abitibi-Ouest et ancien président régional de l'UPA, Sylvain Vachon, était d'ailleurs aux côtés de Jean-François Lisée.

Parallèlement, les négociations pour le renouvellement de l'Accord de libre-échange se poursuivent à Washington.

Autres demandes

Provincialement, l'UPA profite aussi de la campagne pour exiger à Québec de se doter d'un plan vert agricole.

Ce dernier prévoit notamment plus d'argent pour la recherche, une bonification des outils de lutte aux insectes et un meilleur soutien pour la production biologique.

Selon l'UPA, un tel plan couterait 100 M$ par an et serait financé en augmentant les budgets actuels de certains programmes.