La CNESST blanchit Transport Jolatem

L'entreprise Transport Jolatem est blanchie dans la mort d'un de ses superviseurs sur un chantier forestier de Béarn, au Témiscamingue.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de sécurité du travail (CNESST) a rendu son rapport mercredi.

Le 12 février 2018, des travailleurs s'affairaient à transporter du bois et à entretenir des chemins. Guy Allard les supervisait et coordonnait le tout.

Pendant son quart de travail, il a décidé de procéder à l'abattage manuel d'arbres dans un autre secteur pour se faire du bois de chauffage pour son usage personnel.

L'homme de 59 ans sciait un bouleau quand un autre arbre qu'il venait de couper, mais qui n'était pas tombé, a chuté et l'a frappé mortellement.

Guy Allard était pourtant formé en abattage manuel d'arbres.

L'inspecteur à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de sécurité du travail (CNESST), Patrick Bourdages.

« Il n'a pas appliqué les méthodes et techniques qui lui ont été enseignées et qui sont inscrites dans la réglementation pour s'assurer de tout le temps abattre les arbes qui sont débutés d'être coupés. On ne peut pas les laisser debout, ça crée des risques et c'est malheureusement ce qui est arrivé. »

Voyez une animation 3D de l'événement ICI.

Planifier les travaux

L'entreprise n'avait rien à se reprocher dans cet accident. La CNESST a tout de même exigé qu'il donne des directives à ses travailleurs sur la cueillette de bois à des fins personnelles. L'employeur a donc interdit cette pratique.

Une meilleure planification des travaux permettra aussi d'éviter un autre accident.

Le directeur régional en santé et sécurité, Ghislain Vallée.

« On est une région où il se fait beaucoup de bois de chauffage à des fins personnelles, on a du commercial aussi. Donc en tout temps, ces règles d'abattage sécuritaires, le port des équipements de protection individuelle. Lors de l'abattage d'un arbre, l'analyse de la situation est importante pour s'assurer d'éviter la répétition. »

Les conclusions de l'enquête de la CNESST seront transmises au Comité paritaire de prévention du secteur forestier et aux établissements de formation offrant le programme d'abattage, à des fins de sensibilisation.