La CSRN demande le report des élections scolaires

La Commission scolaire de Rouyn-Noranda demande le report des prochaines élections scolaires.

Les commissaires ont unanimement adopté une résolution à cet effet, en assemblée extraordinaire mardi, de peur de perdre des votes.

Celles-ci sont prévues le 4 novembre 2018, moins d'un mois après les élections provinciales.

La CSRN estime que cette proximité risque de nuire au taux de participation, au processus démocratique et à l'organisation des élections.

Le président, Daniel Camden, explique que pour stimuler la participation, il faut des conditions gagnantes.

« C'est une demande de longue date, que les commissions scolaires [les élections scolaires] auraient aimé être jumelées aux élections municipales, étant donné que c'est à peu près les mêmes territoires d'assignation. De plus, on demande au Driecteur général des élections de se positionner et d'offrir le vote électronique pour promouvoir les élections scolaires. »

D'autres commissions scolaires ont fait la même demande de report.

Pourquoi voter?

La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Kathleen Weil, et le Directeur général des élections du Québec se sont montrés ouverts à l'idée de tester le vote électronique.

En 2014, un taux de participation anémique de même pas 5% avait été enregistré au Québec pour les élections scolaires du côté francophone.

Chez les anglophones, ce taux avait atteint 17%.

Il est important de voter pour ses commissaires scolaires, ajoute Daniel Camden.

« Nous, on est là, comme un conseiller municipal, pour s'assurer que la répartition des sommes soit équitable entre tous malgré des petits milieux. Lorsque, dans une grosse école, on a un travailler social, un éducateur spécialisé, est-ce qu'on peut s'assurer aussi que nos petits milieux puissent profiter de ses services là? C'est à ça que ça sert, un commissaire scolaire. »

La résolution ne propose pas de date précise pour le report, mais laisse le champ libre à Québec de décider. Les commissions scolaires espèrent une réponse avant la fin de la session parlementaire.