La Fonderie Horne et l'UQAT s'associent pour le développement durable

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et la Fonderie Horne s'associent pour la renaturalisation d'un parc à résidus, à Rouyn-Noranda.

L'entreprise octroie 500 000 $ sur cinq ans à la Fondation de l'UQAT.

Cette somme permettra la mise en place de la Chaire institutionnelle sur la renaturalisation des parcs à résidus.

Le projet principal vise à élaborer le meilleur scénario possible pour réhabiliter le site Quémont 2 de la Fonderie Horne, au nord du Golf Noranda.

Ce site atteindra sa capacité maximale en 2022-2014.

La Fonderie espère ensuite pouvoir le redonner à la communauté, explique le directeur général, Claude Bélanger.

« On est très heureux de ce partenariat-là. On pense que l'innovation, le savoir des gens de l'UQAT est très développé, et on vise vraiment à utiliser ces gens-là pour penser différemment des techniques qui existent présentement au niveau de la restauration des sites. »

Au final, l'objectif est de mettre en place une végétation pérenne sur le site.

Audrey Folliot, Bell Média La Fonderie Horne.

Un plus pour les étudiants

Les deux instituts de recherche de l'UQAT, soit l'Institut de recherche en mines et environnement (IRME) et l'Institut de recherche sur les forêts (IRF), mettront en commun leurs expertises complémentaires.

Une dizaine de chercheurs et autant d'étudiants à la maîtrise et au doctorat travailleront pour cette Chaire.

Le projet se déclinera en trois volets, soit l'hydrologie, la restauration et la renaturalisation.

La vice-rectrice intérimaire à l'enseignement, à la recherche et à la création à l'UQAT, Manon Champagne, parle d'un partenariat porteur.

« Ça se trouve vraiment au coeur de notre mission, ce projet-là, le fait de pouvoir travailler en partenariat avec une entreprise de la communauté, tout en contribuant à l'avancement des connaissances et à la formation d'étudiants, c'est vraiment un projet rêvé, qui va nous mener loin aussi. »

Un effet multiplicateur

De son côté, la Fondation de l'UQAT estime que ce 500 000 $ permettra de générer jusqu'à 2 M$ en projets de recherche.

Ce sera un levier important, explique le vice-président, Louis-Charles Bélanger.

« Cette somme-là permet d'aller chercher des enveloppes plus importantes au niveau de la recherche dans les grands organismes subventionnaires. Comme ça touche trois secteurs différents, c'est vraiment un effet multiplicateur, un effet de levier. »

Les travaux de la Chaire commenceront dès l'automne.