La lutte à l'homophobie se transporte chez les autochtones

Les Premières nations de la région pourront bientôt crier haut et fort « J'ai le droit d'aimer qui je veux ».

C'est le thème du projet de lutte à l'homophobie lancé par la Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue.

L'organisme reçoit une subvention gouvernementale de 49 000 $ à cette fin, et y ajoute 5 000 $.

Les besoins des autochtones de définir leurs différences ont été mis en lumière par la communauté de Pikogan.

La Coalition a récemment constaté que la diversité sexuelle était invisible dans les communautés et qu'il pouvait y avoir des gestes homophobes.

Le projet comporte d'abord une phase de concertation et de réflexion avec des intervenants des Premières nations, explique la présidente, Cathy Gélinas.

« On veut créer des milieux inclusifs au sein des communautés. On va également développer des outils en partenariat avec ces intervenants-là parce qu'eux sont à même de savoir ce qui va bien fonctionner auprès des gens pour parler de diversité sexuelle. Ce que ça va permettre, dans un troisième temps, c'est la pérennité de ces activités-là. »

Le terme utilisé pour une personne LGBT par certaines communautés est « bispirituelle » ou « two-spirits », mais il est peu connu ici.

La Coalition cherche maintenant un chargé de projet bilingue pour coordonner le déploiement des initiatives.

Au total, 30 organismes de partout au Québec se séparent 550 000 $ pour leurs projets.

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a aussi souligné que 88 % des mesures du Plan d'action de lutte contre l'homophobie 2011-2016 avait été réalisées.