La pénurie de logement persiste depuis 12 ans en Abitibi-Témiscamingue

Action logements sociaux

L'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) dénonce l'absence, ou presque, de toute forme de contrôle du prix des loyers.

 

Les prix grimpent de 3 à 4 % par année depuis 2006 et l'accès à des logements subventionnés est toujours aussi difficile. Trop peu d'unités ont été construites dans les dernières années, sauf à Val-d'Or, où une centaine sont en chantier.

Pourtant, plus de 2 600 ménages locataires ont actuellement des besoins impérieux de logement alors que 1 000 ménages consacrent plus de la moitié de leur revenu pour se loger. En novembre dernier, Val-d'Or et Amos étaient parmi les cinq villes au Québec où les loyers avaient le plus augmenté.

Le coordonnateur de l'ALOCAT, Bruce Gervais, en a assez.

« On n'a jamais eu finalement en haut de 3% d'inoccupation pour toutes les villes et pour toutes les catégories de logement pendant plus de six mois, depuis 12 ans. Ça veut clairement dire qu'on est en pénurie de logements et il n'y a aucun signe que ça va arrêter. S'il n'y a pas de signes, on va compter le nombre de gens, on prend les salaires et on se dit, quand est-ce que telle catégorie de gens va être frappée? »

- Bruce Gervais

Audrey Folliot, Bell Média. Bruce Gervais de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue.

Parmi les solutions, il faudrait bâtir plus de logements sociaux, instaurer un contrôle obligatoire des loyers et réformer complètement la Régie du logement, croit l'ALOCAT.

Un nouvel état des lieux sera fait à l'automne afin de démontrer le manque de voix des locataires au Québec. L'organisme dénonce aussi le fait que des locataires se fassent menacer d'éviction quand ils refusent des augmentations faites en dehors du cadre légal.

Après sept ans d'activités, l'ALOCAT n'est toujours pas un organisme de défense des droits reconnu ou subventionné par le gouvernement.