La situation du logement ne s'améliore pas dans la région

La situation du logement est toujours difficile en Abitibi-Témiscamingue et partout au Québec.

C'est ce qui ressort du septième Dossier noir sur le logement et la pauvreté, publié par le Front populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) en cette période de déménagement.

Encore 244 000 personnes dans la province vivent dans un appartement trop petit, trop cher ou en mauvais état. Les difficultés demeurent encore plus grandes pour les communautés autochtones.

En Abitibi-Témiscamingue, c'est aussi le retour de la rareté de logements, alors que le taux d'inoccupation est en baisse.

Il est notamment de 1,7 % à Rouyn-Noranda, où c'est plus difficile pour les grands logements.

Le marché est très serré, indique la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme.

« C'est lié à la situation économique, évidemment, et ç'a des conséquences plus importantes pour les ménages qui sont à faibles et modestes revenus, qui subissent en fait les hausses de loyers qui suivent souvent les périodes de rareté. »

Des solutions

Selon les chiffres de 2016, plus de 6 000 ménages locataires consacrent plus de la norme de 30 % de leur revenu pour se loger. 740 déboursent plus de 80 %.

Ces locataires doivent donc couper dans d'autres dépenses essentielles comme la nourriture, les vêtements ou encore les médicaments.

Il y a des solutions, martèle Véronique Laflamme.

« Il faut absolument offrir des logements qui sont hors marché privé. Il y a seulement 10 % du parc de logements locatifs qui est du logement social, donc il faut des OSBL d'habitations, des coopératives d'habitation, des logements publics, soit des HLM, et il s'en construit vraiment trop peu. »

Québec doit aussi améliorer et bonifier le programme AccèsLogis, alors qu'il n'est pas adapté aux régions éloignées pour l'Abitibi-Témiscamingue. Le FRAPRU estime que les surplus anticipés de 2,4 milliards le permettent amplement.

Rappelons qu'une grande marche pour le logement entre Ottawa et Québec est prévue le 2 septembre prochain.