Le Camp Spirit Lake menacé de fermeture

La survie du Camp Spirit Lake de Trécesson est menacée et demande l'aide de la population.

La Corporation est en grande difficulté financière.

La dette accumulée est de plus de 200 000 $, et une partie doit être remboursée.

L'autre problème réside dans les revenus annuels insuffisants, explique le président par intérim du Camp Spirit Lake, Julien Rivard.

« Depuis plusieurs années, ils sont inférieurs à 10 000 $. Il y a une partie des dépenses qui est couverte par des programmes d'emploi, mais c'est insuffisant pour couvrir les coûts de chauffage, qui sont élevés, les assurances, et toutes sortes d'autres dépenses. »

Devant cette situation, cinq des sept membres du conseil d'administration ont démissionné en juin dernier.

Préserver le Camp coûte que coûte

Ouvert en 2011, le Camp Spirit Lake est un centre d'exposition et un attrait touristique culturel unique au pays. L'endroit est reconnu par les Ukrainiens de partout.

La survie de ce camp est essentielle, selon Julien Rivard, pour des raisons historiques et économiques.

« Il fait connaître un événement important de l'histoire canadienne, du fait que 1 200 personnes, principalement d'origine ukrainienne, ont été internées de 1915 à 1917. Ces personnes-là n'avaient commis aucun délit, aucun crime. Les visiteurs qui viennent sont très touchés, sont surpris d'apprendre cela. »

Julien Rivard

Les deux membres restants du conseil d'administration espèrent trouver des gens qui veulent s'impliquer.

Une assemblée publique se tient le 22 août prochain, à 19h, au Camp Spirit Lake, dans l'espoir de trouver des solutions. La question du cimetière adjacent sera aussi abordée.

Quelque 1 000 personnes visitent le centre chaque année.