Le Cégep aide ses étudiants à se trouver un travail à temps partiel

Nombreux sont les étudiants qui travaillent ou veulent travailler à temps partiel pendant leur parcours collégial, mais il est parfois difficile de trouver un emploi.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue tenait aujourd'hui (mercredi), dans ses trois campus, le tout premier Salon de l'emploi à temps partiel.

En après-midi, une quarantaine d'employeurs ont présenté des offres attrayantes pour les étudiants.

Le Cégep facilite la vie de ceux qui veulent travailler, assure la directrice des Affaires étudiantes au Cégep, Kathleen Slobodian.

« On offre un accompagnement aux étudiants pour bien les encadrer, pour les sensibiliser également à ne pas trop travailler pour être en mesure de bien concilier le travail et les études. On fait cette même sensibilisation auprès des entreprises. On les supporte dans comment organiser leur travail en fonction de leurs études. »

Kathleen Slobodian

Un emploi à temps partiel peut les aider au niveau financier, en plus de leur offrir une première expérience sur le marché du travail.

Il y en avait pour tous les goûts, notamment dans les commerces de détail, les restaurants et le service à la clientèle.

Combler la pénurie

Pour les employeurs, c'est aussi une façon de lutter contre la pénurie de main-d'oeuvre.

Le propriétaire du IGA Extra Marché Famille Julien à Rouyn-Noranda, Luc Julien, a plusieurs postes vacants et estime être conciliant pour les étudiants.

« On permet aux jeunes de commencer vraiment à la base, pour ceux qui n'ont jamais travaillé. On leur donne une formation de A à Z. Il y a des gens qui font des carrières chez nous, parce qu'ils ont commencé un jour un emploi étudiant. Il y en a maintenant qui sont rendus des gérants, des directeurs. »

Luc Julien

L'armée canadienne était aussi sur place. Peu de gens le savent, mais le 34e Régiment de génie de combat, détachement de Rouyn-Noranda, offre aussi des emplois à temps partiel.

Il est possible pour les hommes et les femmes d'être sapeur de combat les fins de semaine ou certains soirs.

Audrey Folliot, Bell Média. Le caporal-chef Marc-Antoine Ratté, à gauche, est recruteur pour l'armée canadienne à Rouyn-Noranda

Le caporal-chef Marc-Antoine Ratté est recruteur au 34e Régiment et a lui-même été sapeur pendant ses études. 

En plus des opportunités de voyage et de monter en grade, la vie militaire a plusieurs avantages pour les étudiants, selon Marc-Antoine Ratté.

« Justement la discipline personnelle, on apprend à avoir confiance en nous. Plus on monte en expérience, là on a accès aux cours de leadership, qui vont amener de la gestion de soi, la gestion des autres, dans des situations plus stressantes un peu. On se développe tout le temps et les formations sont toujours en continu. »

- Caporal-chef Marc-Antoine Ratté

Le Cégep fera un bilan de la journée afin de voir si une deuxième édition s'impose.