Le Cégep AT offrira une formation unique au monde

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue offrira, dès la fin août, une Spécialisation technique en environnement minier.

Cette nouvelle attestation d'études collégiales (AEC) est unique au monde.

La formation a été créée de toutes pièces par Jovette Godbout, enseignante en technologie minérale, avec des partenaires du milieu.

La moitié des heures seront consacrées à des activités en laboratoire et sur le terrain.

Elle explique que ce programme aura des retombées majeures pour les mines de la région, mais plus encore.

« En Afrique, en Amérique du Sud, on peut transférer notre expertise là aussi. Les gouvernements, les municipalités, on peut penser à des sociétés d'État, comme Hydro-Québec, toutes les industries, en fait, qui doivent gérer un aspect environnemental. Les compétences sont suffisamment polyvalentes pour être exportées à d'autres secteurs d'activité. »

L'environnement à la rescousse pendant les cycles baissiers

Le surintendant environnement à la mine Westwood d'Iamgold, Sylvain Lortie, explique que le besoin était là.

C'est aussi une façon de s'adapter aux fluctuations des cycles miniers.

« Dans le secteur de l'environnement minier, on s'intéresse aussi à la restauration, on s'intéresse à la phase préparatoire aussi des nouveaux projets, et en cours d'opération également. Étant donné que l'industrie minière vit des fluctuations, l'environnement minier lui, ne prend pas de pause. » 

Cély Lorin est originaire de Nouvelle-Calédonie et vient de terminer son DEC en technologie minérale.

Elle compte poursuivre avec la Spécialisation avant de retourner chez elle.

« On aborde l'environnement au cours de notre formation, mais seulement la base. Prendre les échantillons, s'occuper des parcs à résidus, ce n'est pas quelque chose qu'on voit dans nos options à nous. La Spécialisation vient vraiment compléter ce besoin de connaissances dans l'environnement minier. »

Les détails

La Spécialisation s'adresse à tous ceux qui possèdent déjà un DEC dans un domaine des sciences physiques.

La première cohorte du programme de 810 heures sur un an accueillera une quinzaine d'élèves à Rouyn-Noranda.

Éventuellement, l'objectif est d'offrir la formation à distance à l'international.

Les cours débutent le 21 août et les inscriptions sont maintenant ouvertes.