Le CISSS réagit à la démission d'une infirmière à l'Hôpital de Rouyn-Noranda

La récente démission d'une infirmière au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue a fait couler beaucoup d'encre. 

En plus de quitter son emploi, Anik Henri a effectué une véritable sortie en règle contre le secteur de la santé, critiquant notamment le temps supplémentaire obligatoire qu'elle juge beaucoup trop récurrent .

Au CISSS, le président-directeur général, Yves Desjardins, nous confirme pourtant que les heures supplémentaires obligatoires sont loin d'être utilisées sur une base régulière. 

« Le temps supplémentaire, au total, représente seulement 1% de notre masse salariale. Donc c'est minime. »

Manque de main-d'oeuvre

Un problème est toutefois bien évident: la région manque de main-d'oeuvre. 

À l'heure actuelle, selon le CISSS, il faudrait 50 nouvelles infirmières afin de cesser l'utilisation du temps supplémentaire. 

Mais c'est une roue qui tourne, illustre le PDG. Des sorties publiques de la part d'infirmières qui critiquent le secteur de la santé sont, selon lui, loin de contribuer à attirer de nouveaux employé chez nous.

« De faire les manchettes de cette façon-là ne nous aide pas à attirer des gens de l'extérieur non plus. »

Trouver une solution

Quoi qu'il en soit, le CISSS reconnaît qu'il faut rapidement trouver des solutions et les heures supplémentaires imposées, dit-il, ne peuvent agir comme remède permenant au problème.

« Ce qu'on souhaite comme organistation, c'est que ça devienne une mesure d'exception quand malheureusement on a pas le choix pour assurer la sécurité de nos patients. » 

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Écoutez le reportage d'Anthony Martineau