Le complexe sportif de Rouyn-Noranda n'est pas retenu par Québec

Le projet de complexe sportif de Rouyn-Noranda ne pourra pas voir le jour, du moins pas pour l'instant.

Québec a avisé les partenaires que leur projet n'avait pas été retenu dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives.

Le complexe sportif initialement prévu était évalué à 40 M$. Il avait ensuite été divisé en phases, dont la première était un complexe aquatique de plus de 15 M$.

Il y aurait eu trop de demandes pour le nombre de subventions disponibles, mais ce n'est pas tout.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue porte le dossier. Son directeur général, Sylvain Blais, ne comprend pas.

« Malgré qu'on était dans les normes du Programme, un maximum de 50 % et de 7,5 M$, ils auraient souhaité qu'on demande un pourcentage plus faible. Ç'a été une grande surprise d'apprendre que le pourcentage de demande de financement, c'est un élément qu'ils tiennent en compte. Je ne peux pas comprendre. »

Sylvain Blais

François-Olivier Dénommé, Bell Média. Photo : Sylvain Blais

Le Cégep continuera de maintenir sa piscine actuelle en bon état tout en retravaillant le dossier. Elle devrait pouvoir être utilisée jusqu'en 2020.

Déception généralisée

La Ville de Rouyn-Noranda, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) sont partenaires dans le projet.

La Ville de Rouyn-Noranda s'était même engagée en février à y investir 2,5 M$ si Québec subventionnait le complexe.

La mairesse, Diane Dallaire, pense aux citoyens.

« Je trouvais qu'on avait fait de beaux compromis en y allant par phases. Il semblerait qu'on ait encore des choses à peaufiner au niveau des investissements du milieu. C'est sur qu'à Rouyn-Noranda, le besoin [de bassins aquatiques] est criant, et je suis vraiment désolée pour les citoyens qui sont en attente. »

Diane Dallaire

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda. Audrey Folliot, Bell Média

Le recteur de l'UQAT, Denis Martel, rappelle l'importance d'un tel projet, au-delà de la mise en place d'installations plus neuves.

« C'est un projet qui, pour nous, est porteur pour l'attraction et la rétention d'étudiants et même de personnel. C'est une installation qu'on partage allègrement et adéquatement, le Cégep et nous. »

Denis Martel

Des promesses attendues

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, aurait aimé savoir à partir de quel montant de subventions le projet aurait pu être accepté.

Il mettra de la pression auprès des candidats aux élections.

« Ça va être à eux de récupérer ce dossier-là et de le mener à terme. C'est certain qu'on ne peut pas les laisser passer sans qu'il y ait de promesses sur certains projets qui nous tiennent à coeur. »

Jean-Claude Loranger

Il n'est pas exclu que des partenaires privés puissent s'impliquer. Le projet pourrait aussi être déposé dans le cadre d'autres programmes gouvernementaux.

Le président de la CSRN, Daniel Camden, assure qu'il n'est pas question d'abandonner.

« On va se relever les manches et redéposer un projet. On va s'assurer d'avoir tous les appuis politiques pour nous aider à appuyer ce beau projet-là pour toute la collectivité de Rouyn-Noranda. »

- Daniel Camden