Le CREAT sensibilise au déclin du martinet ramoneur

Le Conseil régional de l'environnement de l'Abitibi-Témiscamingue (CREAT) multiplie les efforts pour protéger le martinet ramoneur. Cet oiseau insectivore niche surtout dans les cheminées ou s'y repose, d'où son nom de ramoneur.

 

Il est maintenant sur la liste des espèces menacées alors que sa population a connu un déclin de 95 % depuis 50 ans, dû notamment à la diminution des cheminées.

Dans la région, le martinet ramoneur est seulement présent au Témiscamingue, où le CREAT mène une campagne de sensibilisation depuis le printemps 2018. Les municipalités, les écoles et les propriétaires privés sont ciblés par les actions.

C'est un oiseau rare méconnu qu'il faut apprendre à connaître, ajoute la chargée de projets au CREAT, Aurora Lucas.

« Le but, c'est de freiner son déclin et d'essayer de ne pas ramoner l'été et de ne pas détruire les cheminées afin de pouvoir maintenir des habitats pour cet oiseau. »

- Aurore Lucas

Le CREAT a une entente de protection et de conservation avec la Commission scolaire du Lac-Témiscamingue. Cette dernière s'engage à entretenir ses cheminées pour aider l'oiseau. Ce serait la première entente de ce type au Québec.

La municipalité de Béarn a déjà fait sa part, adoptant en juin 2015 un règlement interdisant le ramonage lors de la période de nidification du martinet ramoneur.

Le CREAT souhaite maintenant que d'autres municipalités emboîtent le pas.