Le droit au logement n'est toujours pas reconnu

En pleine campagne électorale, différents organismes unissent leurs voix pour dénoncer la situation du logement social partout en province.

Depuis le 2 septembre, les militants du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) marchent entre Ottawa et Québec pour sensibiliser au droit au logement.

Quelques membres de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) se joindront au mouvement jeudi à Montréal.

Ils seront aussi à l'arrivée à Québec, le 29 septembre, à quelques jours des élections.

Le gouvernement promet 3 000 nouveaux logements sociaux par année, mais seulement 697 ont été construits l'an dernier au Québec.

Il faut en faire plus, martèle le coordonnateur de l'ALOCAT, Bruce Gervais.

« Il en manque en Abitibi, c'est infernal! Je veux dire, la ville qui a fait le plus d'efforts c'est Val-d'Or, on est passé de 9 à 11 % en quatre ou cinq ans en logements sociaux, mais il y a autant de gens qui accordent plus de 50 % de leur revenu au seul loyer, donc ça prouve très bien qu'il faut en faire encore davantage. »

Bruce Gervais

En Abitibi-Témiscamingue, 1 055 ménages consacrent plus de la moitié de leur revenu pour se loger.

Une lanterne symbolique

Dimanche, l'ALOCAT en a profité pour dévoiler une grande lanterne mettant symboliquement en lumière, à travers les yeux de l'artiste engagée Claude Majeau, le droit au logement.

On y voit des maisons-valises, des maisons-autos ou encore des sacs de couchage, qui illustrent les difficultés qu'ont les personnes à faible revenu à se loger.

Une lanterne géante similaire a été installée devant le Parlement canadien, à Ottawa, au départ de la marche.