Le Québec grimpe au 4e rang pour l'attractivité minière

L'enquête annuelle de l'Institut Fraser classe le Québec au 4e rang mondial au niveau de l'attractivité, un gain de deux positions par rapport à l'an dernier.

 

L'Association minière du Québec (AMQ) salue cette amélioration. L'organisme met les bouchées doubles depuis cinq ans pour que des mesures gouvernementales soient mises en place pour permettre à la province de tirer son épingle du jeu.

Il y a eu des améliorations, mais le combat n'est toujours pas gagné alors que l'AMQ vise de nouveau le premier rang, nous dit sa présidente-directrice générale, Josée Méthot.

« Le gouvernement de la CAQ s'est engagé quand même à réduire les délais d'approbation des projets. Quand on regarde l'analyse de l'Institut Fraser, les éléments dissuasifs à l'investissement, on parle d'incohérence et de dédoublement réglementaire. On voit qu'on veut s'y attaquer, maintenant, il faut le faire. »

- Josée Méthot

Audrey Folliot, Bell Média. La PDG de l'Association minière du Québec, Josée Méthot, à Rouyn-Noranda en septembre 2018.

Selon Josée Méthot, le régime fiscal est aussi un élément dissuasif, tout comme l'incertitude quant aux revendications territoriales. L'allégement administratif demeure un des chevaux de bataille principaux de l'AMQ.

L'AEMQ se réjouit aussi

Ce gain de positions est aussi vu globalement comme une excellente nouvelle par la directrice générale de l'Association de l'exploration minière du Québec (AEMQ).

Toutefois, la province a perdu du galon dans certains secteurs, comme la qualité de l’information géologique, ce qui inquiète Valérie Fillion.

« La disponibilité et qualité de la main-d'oeuvre, grand défi d'avenir dans toute la filière. On a reculé quand même de sept rangs. L'encadrement du travail aussi, faut voir à quoi c'est dû. On sait qu'il y a une centaine de lois et règlements qui encadrent l'activité sur le territoire, donc, il faut voir un peu l'effet sur les choix d'investissements. »

- Valérie Fillion

Le rapport met aussi en lumière la préoccupation toujours plus grande des explorateurs en ce qui concerne la validité des claims miniers actuels, qui ajoute à l'incertitude sur le développement de futurs projets d'exploration.

De 2007 à 2010, le Québec était au premier échelon en termes d'attractivité. Actuellement, seule la Saskatchewan devance le Québec au classement parmi les provinces canadiennes.