Le SEUAT contre un ordre professionnel des enseignants

Le Syndicat de l'enseignement de l'Ungava et de l'Abitibi-Témiscamingue (SEUAT) ne veut rien savoir d'un ordre professionnel pour les enseignants.

Les jeunes libéraux débattront de la création d'un tel ordre en congrès en fin de semaine à Sherbrooke.

Selon le président sortant de la Commission-Jeunesse du PLQ, Jonathan Marleau, cela permettrait de valoriser la profession.

C'est une fausse croyance, dénonce la présidente intérimaire du SEUAT, Cindy Lefebvre, puisqu'un ordre professionnel sert plutôt à protéger le public.

« C'est déjà une profession qui est très bien encadrée et réglementée, notamment avec le régime pédagogique, la Loi sur l'instruction publique et les conventions collectives. Il y a toutes sortes de mécanismes qui sont déjà en place pour les insatisfactions et les plaintes, donc ça n'ajouterait absolument rien sauf des dépenses pour les enseignants. »

Les élèves au centre des préoccupations

Jonathan Marleau critiquait par la bande le rôle des syndicats. Selon lui, ils favorisent leurs membres plutôt que la réussite des élèves.

Ce n'est pas tout à fait vrai, ajoute Cindy Lefebvre.

« C'est sur que le but premier d'un syndicat, c'est de défendre l'intérêt de ses membres. Mais en même temps, si vous regardez les requêtes qu'on a faites lors des dernières négociations, souvent c'était par rapport au service à l'élève. »

L'idée a déjà été présentée à de multiples reprises et rejetée dans les dernières années.

Selon Cindy Lefebvre, le problème en éducation n'est pas le manque d'encadrement des enseignants, mais plutôt le manque de financement.