Les ambulanciers de Dessercom veulent amener des patients ailleurs qu'à l'hôpital

L'entreprise ambulancière Dessercom, présente dans plusieurs régions du Québec, aimerait pouvoir amener un patient ailleurs qu'à l'hôpital selon son état.

 

Actuellement, les paramédics sont obligés d'aller à l'hôpital. Pourtant, dans certains cas, le CLSC ou une clinique serait plus approprié.

Un lobbyiste a récemment été mandaté par l'entreprise pour convaincre le gouvernement de moderniser le système.

Son mandat indique par exemple qu' « un ambulancier qui arrive chez une personne âgée en détresse peut choisir la possibilité de ne pas l'amener à l'urgence, mais de l'amener plutôt dans une clinique ou un CLSC ou les soins à prodiguer seraient plus pertinents compte tenu de sa lecture de la problématique du patient. »

Dessercom souhaite attendre la suite des choses avant de faire une entrevue, mais a confirmé son désir d'étudier cette option.

« Dessercom travaille quotidiennement à améliorer les soins de santé au Québec. On travaille sur différents projets pour mener à bien notre mission. C'est à l'étude. »

- Paul Marseille, directeur régional d'Ambulances Abitémis, division de Dessercom

Outre une modification gouvernementale, il faudrait aussi d'autres discussions et formations pour mener à bien ce projet.

En Abitibi-Témiscamingue, Dessercom fait face à une importante pénurie d'ambulanciers. Environ 115 paramédics desservent le territoire, mais il en manque encore huit à temps plein.