« Les CA devront être plus décisionnels que ça » - Claude Morin

Le président du conseil d'administration du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Claude Morin, ne compte pas démissionner.

C'était la solution proposée par l'ancien député bloquiste Marc Lemay suite à la décision du ministre de la Santé concernant les services d'imagerie médicale.

Claude Morin croit que démissionner n'est pas la solution, mais espère pouvoir continuer à faire cheminer des projets.

Il estime qu'une réflexion sur le rôle des CA s'impose.

« Je crois que le rôle des conseils d'administration dans les CISSS au Québec devra être défini. Mo, un conseil d'administration, c'est... t'es rendu au top. Je comprends que le ministre a toujours le dernier mot, mais il ne faut pas que ce soit du «rubber stamping», qu'on nous amène des projets et qu'on dise oui parce que ça prend une autorisation du conseil. Il faudrait que ce soit plus décisionnel que ça. »

Un modèle avantageux

Gaétan Barrette a décidé que l'appareil servant aux examens demeurerait mobile, allant complètement à l'encontre de la volonté régionale.

Pourtant, le modèle régional était avantageux, se désole Claude Morin.

« En plaçant l'IRM à Amos, fixe, ça nous permettait d'augmenter le volume [d'examens], pour démontrer la pertinence d'un deuxième appareil ultimement, parce qu'on sait qu'avec la radiothérapie qui va arriver d'ici quelques années à Rouyn-Noranda, ça va en prendre une, IRM. Ça nous permettait d'augmenter le volume parce qu'on est plus bas qu'ailleurs au Québec. »

Cette décision du ministre Barrette a aussi été vivement contestée par le député d'Abitibi-Ouest, François Gendron, et le maire d'Amos, Sébastien D'Astous.