Les chasseurs déçus du registre québécois des armes à feu

Les chasseurs de l'Abitibi-Témiscamingue se désolent de la mise en oeuvre du registre québécois des armes à feu.

Dès aujourd'hui (lundi), si vous avez une arme de chasse à la maison, vous devez obligatoirement l'inscrire.

Les actuels propriétaires d'armes auront un an pour le faire. Les nouveaux achats devront être enregistrés dès leur prise de possession.

Le service est gratuit et aucun burinage n'est nécessaire.

Le président de l'Association chasse et pêche de Val-d'Or, Jacques Cormier, est contre ce registre comme toutes les fédérations.

Il estime que le gouvernement aurait dû sensibiliser davantage la population alors que les chasseurs paraissent mal.

« Tous les chasseurs, pour qu'ils puissent avoir une arme à feu, il faut qu'ils fassent un cours sur la sécurité et le maniement des armes à feu. Il faut qu'ils aient un permis de possession des armes à feu, et ce permis de possession là, les policiers y ont accès en tout temps. Ces personnes-là, ça veut dire qu'il y a eu une enquête pour dire que ce sont des bons citoyens. Alors ils font porter l'odieux de cette loi-là sur de bonnes personnes, ni plus ni moins. »

De l'argent « garroché »

Le registre québécois se substitue au régime fédéral, qui a été aboli par le passé.

Les chasseurs s'y conformeront, mais Jacques Cormier estime que l'argent aurait dû être investi ailleurs.

« Ce sont des millions de dollars et ç'a été prouvé dans les provinces, ce n'est pas efficace, mais non, on s'entête à le faire pareil au Québec. On aurait aimé que le gouvernement mette ça dans le système d'éducation, dans les programmes sociaux. C'est de l'argent garroché par la fenêtre. »

Les données de ce registre seront accessibles aux policiers seulement à compter de 2019.

Les contrevenants à cette nouvelle règle s'exposent à des amendes variant entre 500 dollars et 5 000 dollars.

Il y aurait 1,7 million d'armes sans restriction au Québec.

Une demande de la société civile

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs et ministre régional, Luc Blanchette, estime que le registre québécois des armes à feu était nécessaire.

Luc Blanchette assure que ce dernier n'aura pas d'impact sur les chasseurs et qu'il répond à une demande en matière de sécurité.

« C'est une question de qualité de vie, notamment pour tout ce qui s'appelle violence conjugale. Une fois que ce sera fait, c'est une fois dans ta vie, tant et aussi longtemps que tu resteras propriétaire de cette arme à feu là. La société civile l'exige, c'est une demande très provinciale et ça n'impacte en rien les individus qui pratiquent un sport de chasse de façon très correcte. »

Pour vous inscrire en ligne au registre, CLIQUEZ ICI.