Les demandes fusent en cette Journée internationale des travailleurs

Le Regroupement vigilance de l'Abitibi-Témiscamingue souhaite une amélioration des conditions de vie au Québec.

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées mardi midi à Rouyn-Noranda pour souligner la Journée internationale des travailleurs et travailleuses.

Les différents groupes communautaires et syndicats présents en ont profité pour partager leurs revendications en vue des élections de l'automne.

Le co-porte-parole du Regroupement vigilance de l'Abitibi-Témiscamingue, Félix-Antoine Lafleur, détaille.

« On réclame toujours le salaire minimum à 15 $, une transition énergétique verte et juste en partenariat avec les travailleurs, on parle aussi d'un réinvestissement majeur dans le réseau de la santé et des services sociaux, et d'une meilleure conciliation travail-famille-études. »

Audrey Folliot, Bell Média. Un point tournant de la campagne des groupes.

Réaction mitigée à la hausse du salaire minimum

Le salaire minimum grimpe à 12$ de l'heure dès aujourd'hui (mardi). Il s'agit d'une hausse de 75 cents. C'est la plus forte augmentation en 20 ans.

La réaction est mitigée en Abitibi-Témiscamingue.

Voici quelques unes des réactions compilées sur le terrain.

« Je pense qu'il faudrait que ce soit pas mal plus haut, on est rendu presque à 16 $ de l'heure minimum, je pense, pour pouvoir subvenir à nos besoins »,  répond un jeune homme.

« Ce que je me demande, c'est que l'on considère le coût de la vie au Québec quand on parle de l'augmentation du salaire minimum, mais on ne regarde pas le coût de la vie quand on parle de l'augmentation du salaire des médecins spécialistes... mais bon, 12 $, ce n'est pas de trop », ajoute une dame.

« C'est une bonne augmentation. Disons que je connais des gens qui ont de petites entreprises, et qui m'ont dit que si le salaire minimum passait à 15 $, ils ne seront pas capables d'absorber ça », indique un homme rencontré.

230 000 Québécois, majoritairement des femmes, profiteront de cette hausse.