Les droits, ça se défend, clament les organismes

L'histoire se répète, alors que les organismes en défense collective des droits font campagne pour demander au gouvernement un rehaussement de leur financement.

En Abitibi-Témiscamingue, les 12 organismes auraient besoin de près de 2 M$ supplémentaires et de plus de 100 000 $ pour indexer.

C'est la même demande depuis près de 10 ans.

Le gouvernement a récemment bonifié le Fonds d'aide à l'action communautaire autonome jusqu'en 2023, c'est bien mais ce n'est pas suffisant.

Il y a aussi une autre mesure inquiétante.

Voici Adeline Laquerre, coordonnatrice au Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue.

« Si on en croit le libellé du plan d'action, à partir de l'an prochain, les sommes qui vont être injectées vont être accordées prioritairement aux groupes qui offrent des services individuels. Je crois que c'est mal comprendre ce que c'est, la défense collective de droits. On le dit très bien, c'est collectif, ce n'est pas de la défense individuelle de droits. C'est pourquoi on continue encore et encore de taper sur notre clou. »

Fermetures à prévoir

L'Association des travailleuses et travailleurs accidentés de l'Abitibi-Témiscamingue (ATTAAT) sera contrainte de fermer si son financement n'est pas bonifié.

L'organisme reçoit 30 000 $ par année, sans indexation depuis 2008. Cela permet deux emplois à temps partiel et l'ouverture 6 mois par année. Il lui faudrait le double.

C'est désolant et ça impacte les membres, nous dit la coordonnatrice, Nada Rais.

« On scrutte à tous les jours pour voir combien d'argent il nous reste, pour voir si on ferme. Si un accidenté dépasse 30 jours, c'est terminé. Ses droits sont bafoués, il n'est pas écouté parce que le 30 jours est dépassé. »

Des capsules vidéos présentant les revendications des différents groupes seront diffusées sur Facebook dès demain.

Chez nous, il y a 12 groupes de défense collective des droits, tous reconnus et financés, sauf l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue.

Ils réunissent et défendent notamment les droits des locataires, des chômeurs, des personnes assistées sociales, des personnes handicapées, des femmes et des personnes âgées