Les employeurs inquiets de la légalisation du cannabis

Les employeurs sont inquiets d'être mal accompagnés pour la légalisation prochaine du cannabis.

La Fédération des chambres de commerce du Québec demande un meilleur encadrement en milieu de travail.

Elle estime que les employeurs auront toute la pression d'offrir un lieu de travail sécuritaire, mais sans les outils.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger.

« Il n'y a aucune disposition permettant aux employeurs de s'assurer que les gens qui vont entrer au travail n'aient pas consommé. Il y a tous les enjeux au niveau de la santé et sécurité au travail, principalement. On sait qu'on a beaucoup d'entreprises ici dans le secteur des ressources, particulièrement au niveau du secteur minier. »

Des frais additionnels

Les chambres de commerce demandent aussi que la possession et consommation de cannabis au travail soient interdites.

Jean-Claude Loranger estime que le poids juridique, financier et opérationnel reposera sur le dos des employeurs lorsqu'un employé fautif sera identifié.

« Du moment que ça va être légalisé, la jurisprudence va faire que l'employeur ne pourra plus imposer de tests de dépistage. À ce moment-là, le fardeau de la preuve va lui appartenir. En plus de ça, lorsqu'il va y avoir de la consommation sur les lieux de travail, l'employeur va devoir prendre des mesures pour rectifier la situation. C'est des frais additionnels. »

Quant au potentiel de création d'emplois dans de futures entreprises de production de cannabis, le président de la CCIRN doute qu'il y ait beaucoup de retombées ici.