Les immigrants invités à travailler à La Reine

Les Aciers JP, à La Reine en Abitibi-Ouest, ont compris il y a longtemps que l'immigration était une solution à la pénurie de main-d'oeuvre.

L'entreprise qui oeuvre en fabrication de machinerie fixe pour le domaine minier et forestier s'est tournée vers l'international, pour assurer sa croissance et sa pérennité.

Elle a reçu ses premiers dessinateurs et soudeurs étrangers en 2012, provenant surtout de la Tunisie.

Divers moyens ont été pris pour faciliter leur intégration, et tout se passe bien, explique la directrice des Ressources humaines chez Les Aciers JP, Chantal Godbout.

« On est une petite municipalité quand même de juste 400 personnes, il n'y a pas aucune commodité, donc on avait aménagé une maison, on avait engagé une marraine aussi pour les aider, leur prêter un véhicule, et l'intégration dans le milieu aussi pour le début, mais ça n'a pas été tellement long. Au bout d'un an, je pense, ils avaient tous chacun leur résidence. »

Sept immigrants ont fait leur entrée depuis le début de l'année. L'entreprise veut aller recruter en Belgique dans les prochains mois.

Accueil chaleureux

Bassem Aroua est arrivé de Tunisie et est soudeur-monteur au sein de l'entreprise depuis 2012.

Outre le choc de l'hiver, l'homme de 37 ans estime s'être très bien intégré et avoir reçu un accueil chaleureux à La Reine.

« Je le trouve que le monde est plus chaleureux, en plus ils t'aident parce qu'ils savent que tu ne viens pas d'ici. Plein de choses ne sont pas pareilles, même qu'ils font attention quand ils parlent. Je trouve ça génial, parce qu'ils pensent à toi plus qu'ils ne pensent à eux. »

13 500 postes seront à combler en Abitibi-Témiscamingue d'ici 10 ans, selon le ministère de l'Emploi. Au Québec, on estime que 20 % des emplois pourraient être pourvus par des immigrants.