Les intimidateurs ne savent pas qu'ils intimident

Les adolescents qui intimident les autres ne s'en rendent souvent pas compte, même s'ils sont sensibilisés au phénomène.

C'est le constat d'une nouvelle étude menée par une chercheuse en psychopédagogie à l'Université de Montréal, Caroline Levasseur.

Les intimidateurs utiliseraient une panoplie d'excuses pour justifier leurs actions, même quand ils savent que c'est mal.

À la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, des mesures sont mises en place pour sensibiliser davantage les jeunes et agir contre les fautifs si nécessaire.

Le directeur général, Yves Bédard, prend cela très au sérieux.

« Depuis quelques années, chaque établissement de la commission scolaire, chaque école, doit avoir ce qu'on appelle un Plan de lutte contre l'intimidation et la violence, qui explique là-dedans un peu le processus que chaque établissement met en place pour accompagner l'élève qui est intimidé, mais aussi celui qui intimide, volontairement ou involontairement. »

600 élèves de 3e secondaire de la banlieue de Montréal ont répondu à des questionnaires pour cette étude.

D'autres initiatives

Dans la même veine, la Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue lançait cette semaine un guichet d'accueil des demandes d'aide liées à l'intimidation.

Celui-ci est assorti d'une application mobile et d'une série d'ateliers.

À la Commission scolaire du Lac-Abitibi, dans les écoles primaires de La Sarre et Palmarolle notamment, il y a des médiateurs dans la cour d'école.

Ces élèves ont été formés pour intervenir lorsqu'ils remarquent des situations inadéquates.