Les organismes communautaires manquent de jus

Les organismes communautaires sont au bout du rouleau.

En Abitibi-Témiscamingue, la centaine d'entre eux sont sous-financés.

Certains ne reçoivent même pas le quart de leur budget de fonctionnement.

Une trentaine de dirigeants de ces groupes ont donc interpellé le Centre intégré de santé et de services sociaux à ce sujet, jeudi, lors du conseil d'administration.

Ils ont trouvé un allié pour défendre leur cause en la personne du président-directeur général, Jacques Boissonneault.

Les demandes sont claires, explique la coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires de Rouyn-Noranda, Ann-Julie Asselin.

« Ce qu'on demande, c'est un meilleur financement des organismes communautaires et un respect de la politique gouvernementale en matière d'action communautaire. On demande aussi un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux. De plus en plus, l'État de désengage des services publics. »

Les organismes communautaires demandent un meilleur financement depuis 2012, sans succès.

Les 4 000 groupes de tous les ministères réunis ont besoin de 475 millions de dollars supplémentaires.

Le manque d'argent les oblige à réduire leur offre de services, les heures de leurs employés et les activités de sensibilisation.

Des actions de visibilité majeures sont prévues à Montréal et Québec, ainsi qu'en région, le 7 février prochain.

C'est sous le thème du Monopoly, « Ministre Leitao, notre vie, ce n'est pas un jeu ».

Les services des groupes communautaires aident deux millions de personnes.