Les salles d'opération sous-utilisées au Québec

Alors que les délais d'attente pour des opérations sont souvent de plusieurs mois, les blocs opératoires ne sont pas utilisés à leur plein potentiel.

Le Journal de Montréal a compilé les données de 63 hôpitaux du Québec, obtenues grâce à la Loi sur l'accès à l'information.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, l’utilisation maximale d’un bloc opératoire est de huit heures par jour, cinq jours par semaine.

Selon ces données, les blocs opératoires de trois hôpitaux de la région n'ont même pas été utilisés à moitié.

Ils sont parmi les plus bas taux enregistrés.

À Amos, on parle de 47%, à Val-d'Or, 42 % et 34% à Rouyn-Noranda.

Seul le Centre universitaire de Santé McGill (CUSM) a atteint un taux de 100 % l’an dernier.

Le Conseil de la protection des malades dénonce l'envoi de patients au privé au détriment du public, alors qu'il en aurait coûté 9,2 M$ pour des chirurgies au privé au Québec depuis mai 2016.

Toujours selon le MSSS, 102 Témiscabitibiens attendaient depuis plus de 6 mois pour être opérés, en date du 27 mai.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue n'a pas voulu commenter aujourd'hui en raison du congé civique.