Les sauveteurs miniers s'affrontent à Ste-Germaine

40 des meilleurs sauveteurs miniers du Québec s'affronteront vendredi dans le cadre de la 55e Compétition provinciale de sauvetage minier, à Ste-Germaine-Boulé.

Les participants devront réagir à une situation d'urgence qui leur sera présentée le matin même.

Recherche et sauvetage en milieu souterrain, incendie dans la mine et désincarcération de personnel coincé sont parmi les scénarios possibles.

Ils seront évalués par un panel de juges de l'industrie minière.

Les sauveteurs sont en fait des travailleurs miniers avec une formation supplémentaire comme premiers répondants.

Le directeur risques, prévention et environnement à la mine Raglan et membre du comité organisateur, Charles Levac, nous a donné ces explications ce matin dans La Faune.

« Des cours théoriques ont lieu, et des cours pratiques évidemment. Ces gens-là doivent suivre des formations annuelles pour maintenir justement leurs compétences, rester à jour dans leurs façons d'intervenir, mais aussi pour apprendre de nouveaux outils ou de nouvelles techniques. »

Charles Levac ajoute que ça prend certaines qualités pour être un bon sauveteur minier.

« L'expérience minière, mais aussi un bon esprit d'analyse, un bon jugement. On n'a pas beaucoup de temps dans une intervention. Ça prend aussi une personne qui travaille bien en équipe. Ce sont des missions de 6 personnes, il faut avoir une bonne communication, être très discipliné. Je dirais, à la fin, qu'il faut aussi une certaine dose de sang-froid. »

Mine Raglan

La compétition

Les équipes des mines Goldex et La Ronde, d'Agnico Eagle, les mines Matagami et Raglan de Glencore et la mine Éléonore de Goldcorp participent.

L'équipe de Goldex est championne en titre et la mine Raglan est la mine hôtesse cette année.

L'entrée pour assister à la compétition est gratuite. On attend environ 150 personnes à l'aréna de Ste-Germaine, de 8h30 à 16h.

Les gagnants seront couronnés à l'occasion du Gala provincial de sauvetage minier, samedi à Rouyn-Noranda, devant au moins 350 personnes.

Écoutez l'entrevue avec Charles Levac réalisée ce matin dans La Faune pour plus de détails :