Malartic demande l'abolition des horaires de faction des ambulanciers

La Ville de Malartic ajoute sa voix à celle de l'entreprise Dessercom pour demander au ministre de la Santé l'abolition des horaires de faction.

Une résolution à cet effet a été adoptée mardi.

Les ambulanciers suivant un horaire de faction attendent les appels chez eux au lieu d'à la caserne.

Ces horaires ont récemment été abolis à Val-d'Or et Rouyn-Noranda, mais pas à Malartic.

Ce serait en raison d'un trop faible volume d'appels.

Le maire, Martin Ferron, estime qu'il y a eu suffisamment de coupures pour investir et sauver des vies.

« On parle de distances en plus du temps de réponse qui est allongé parce que les ambulanciers ne sont pas dans leurs ambulances. On sait que ce ne sont pas des coûts, non plus, astronomiques, on parle de réajustements. Et même si c'était quelques dizaines de millions de dollars, des vies, c'est plus important que ça. »

Rappelons qu'en novembre, un père de famille malarticois, Éric Laprise, est décédé d'un arrêt cardiorespiratoire.

Il avait attendu l'ambulance pendant 50 minutes.

Dessercom et le Syndicat des paramédics de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec demandent depuis des mois des horaires temps plein.