Marcher pour la recherche sur les maladies rénales à Val-d'Or

La Marche du rein revient ce dimanche à Val-d'Or pour amasser des fonds et sensibiliser aux maladies rénales. C'est un parcours familial de 5 km, agrémenté d'activités de sensibilisation et de témoignages.

 

Une personne sur 14 au Québec souffre d'insuffisance rénale, soit environ 150 personnes dans la région.

La Marche est sous la présidence d'honneur pour une deuxième année de Dominic Richard, opérateur de camion de production à la mine Canadian Malartic et lui même touché par la maladie.

Les organisateurs de l'événement souhaitent récolter 20 000 $. Déjà, 13 000 $ ont été amassés, ce qui place Val-d'Or au 5e rang québécois pour les dons récoltés.

Maurice Veillet a donné un rein à son fils il y a presque quatre ans jour pour jour. C'était le 25 mai 2015. Donneur vivant et membre de la section régionale de la Fondation canadienne du rein, il souhaite sensibiliser à la cause.

« La Marche du rein, on veut sensibiliser les gens à la santé rénale et au don d'organes, qui permet de régler le problème en grande partie, mais aussi d'amasser des fonds pour la recherche et les services aux patients. »

- Maurice Veillet, donneur vivant

La remise de chandail du Champion au Dr Frédéric Veillet, le frère de Samuel, qui tient sa fille Charlotte dans ses bras.

France Pelletier, mère de Samuel. La remise de chandail du Champion au Dr Frédéric Veillet, le frère de Samuel, qui tient sa fille Charlotte dans ses bras.

À 28 ans, Samuel Veillet a découvert qu'il ne lui restait que 12 % de fonction rénale après plusieurs tests liés à d'intenses maux de tête. Il est papa d'une petite fille. Il a alors débuté la dialyse, mais le choix d'une greffe s'est imposé de lui-même.

De la recherche nécessaire

Maurice Veillet et sa femme se sont portés volontaires, et après des examens, le père et le fils ont su qu'ils étaient compatibles le 1er avril 2015. Tout a ensuite déboulé par un concours de circonstances, et la greffe a eu lieu à la fin mai.

Même s'il a maintenant un nouveau rein, tout n'est pas encore rose pour Samuel Veillet. Alors que pour le donneur, c'est relativement simple, le receveur doit prendre des médicaments antirejets pour le reste de sa vie.

« Le médicament antirejet, ç'a un peu pour fonction de baisser le système immunitaire, pour pas que le système combatte le corps étranger qui est le nouveau rein, mais en même temps, ça le rend plus vulnérable à d'autres infections. C'est un peu pour ça qu'on s'implique à la Fondation, parce qu'on espère que la recherche va permettre d'améliorer les traitements pharmaceutiques à travers des médicaments plus efficaces et moins contraignants. »

- Maurice Veillet, donneur vivant

Le départ valdorien est donné dimanche, 10h, au Chalet d'accueil de la Forêt récréative de Val-d'Or. Pour vous inscrire, visitez marchedurein.ca.

La Marche du rein de Rouyn-Noranda se tiendra le 25 mai prochain.