Martine Ouellet: deux opinions en Abitibi-Témiscamingue

La chef du Bloc Québécois Martine Ouellet refuse toujours la tenue d'un vote de confiance lors du prochain conseil général.

La rencontre prévue en mai sera devancée à la mi-avril pour dénouer la crise. 

Une trentaine de présidents de circonscriptions ont récemment envoyé une lettre d'appui à Martine Ouellet.

Parmi eux, le président du Bloc québécois de la circonscription d'Abitibi-Témiscamingue, Christian Rivard.

Ils appellent au ralliement derrière la chef au nom de leur projet commun de l'indépendance du Québec.

Voici un extrait de la lettre: « C’est donc au nom de la beauté et de la grandeur de notre projet de liberté, qui nous enflamme et qui nous appartient tous, que nous devons réunir nos forces. Soyons confiants, sereins et décidés. »

Le président du Bloc dans Abitibi-Baie-James-Nuanvik-Eeyou et ex-député, Yvon Lévesque, ne l'a pas signée et n'est pas d'accord avec cette lettre.

« C'est un affront qu'ils font aux 7 députés démissionnaires en disant que ces sept députés-là sont en train de détruire le Bloc, quand c'est 7 sur 10 qui veulent appliquer les statuts du Bloc. Le statut du Bloc, c'est de défendre les intérêts du Québec [à Ottawa], et jusque là, je supporte les 7 qui sont là. »

Il ajoute que cinq des neuf membres du comité exécutif de sa circonscription voudraient le départ de la chef.

Pour ou contre?

Au Québec, plusieurs avaient demandé la démission de la chef après que 7 de ses 10 députés aient claqué la porte.

Ces derniers n'excluent pas de former un nouveau parti.

Yvon Lévesque envisage lui-même de quitter la présidence si rien ne change.

Il questionne la décision de son homologue Christian Rivard de signer la lettre d'appui.

« Dans la même journée, il va écrire deux avis différents sur le site du Bloc. Il veut donner une chance à Martine, d'autres fois il dit non, on va tuer le Bloc. Il a son choix, mais je ne suis pas tout à fait sûr que ses membres sont tous d'accord. »

Sur sa page Facebook, le Bloc québécois indique malgré les informations qui circulent, la base militante est derrière sa chef.