Mines: « On demande aux employeurs de s'asseoir avec nous » - Alain Croteau

Le Syndicat des Metallos accuse les compagnies minières de jouer avec la vie des travailleurs.

Les Metallos plaident que les minières boycottent les sous-comités de travail de la CNESST depuis un an.

Le boycottage serait dû à un mot d'ordre de l'Association minière du Québec, en réponse à une ordonnance de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail .

Celle-ci oblige les minières à cesser le soutirage minier quand des explosifs sont installés ou prêts à être déclenchés.

Ça doit changer, et la ministre du Travail devra s'en mêler, nous dit le directeur québécois des Metallos, Alain Croteau.

« On travaille avec de la roche, il y a des gens qui travaillent jusqu'à 2000 pieds sous terre. On demande à l'employeur d'arrêter de bouder ces comités-là. On ne s'entendra pas tout le temps sur tout, mais on se parle et on avance. Il faut sensibiliser le gouvernement que le secteur minier, c'est un secteur dangereux et il ne faut pas baisser les bras face à la santé-sécurité. »

Une lettre lui a d'ailleurs été envoyée en mai, mais outre un accusé réception, le Syndicat n'a pas eu de réponse.

Le débat revient après une fin de semaine où un homme est mort et trois travailleurs ont été blessés dans les mines de l'Abitibi-Témiscamingue.

L'AMQ réagira un peu plus tard aujourd'hui (mardi).