Mines: Québec paiera une partie des études environnementales

Le gouvernement Couillard souhaite aider les minières à payer leurs études d'impact social et environnemental.

Dans son dernier budget, Québec a inclus une mesure voulant qu'elles puissent déduire de leur calcul d'impôts minier 50 % des frais encourus.

La présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec (AMQ), Josée Méthot, parle d'une bonne nouvelle.

« Par cette allocation-là, le gouvernement, en quelque sorte, reconnait que les études sont de plus en plus coûteuses pour l'industrie minière alors oui, c'est une bonne chose. »

Toutefois, Josée Méthot souhaite de tout coeur une harmonisation prochaine des politiques provinciales et fédérales.

D'autres mesures positives

Les coûts d'opération d'une mine sont encore très élevés et les demandes de réduction de l'empreinte environnementale, de plus en plus importantes.

Josée Méthot voit donc aussi d'un bon oeil l'amélioration de la valorisation des résidus miniers.

« L'industrie minière s'est vu imposer, au cours des dernières années, une taxe sur les résidus miniers. Alors tout nouveau processus qui nous permettrait de valoriser les résidus, plutôt que d'en disposer dans un parc à résidus, va nous permettre de réduire nos coûts. »

L'AMQ salue aussi le financement des travaux de Géologie Québec et l'appui à des organismes de recherche spécialisés au secteur minier.

La CCIRN se réjouit

De son côté, la Chambre de commerce et d'industrie de Rouyn-Noranda voit aussi cette mesure d'un bon oeil.

Selon son président, Jean-Claude Loranger, les minières pourront ainsi se concentrer davantage sur leurs projets, au bénéfice de la région.

3 600 personnes travaillent dans l'industrie minière en Abitibi-Témiscamingue, ce qui représente 23 % des emplois de l'industrie au Québec.