Mois de l'autisme: bientôt un service de garde à Rouyn-Noranda

La Société de l'autisme de l'Abitibi-Témiscamingue (SAAT) travaille à la mise sur pied d'un nouveau service de garde pour septembre prochain.

Il s'adressera aux enfants de 12 ans et plus, atteints du trouble du spectre de l'autisme ou ayant d'autres handicaps.

Le directeur général de la SAAT, Tommy Bédard, explique.

« Un enfant de 12 ans et plus n'est plus considéré comme un enfant à charge pour un service scolaire régulier. À 12 ans, idéalement, on devrait être au secondaire donc les enfants n'ont plus droit à un service de garde. On développe nos projets ici à Rouyn-Noranda et ensuite, on essaie de les exporter. Bien entendu, il doit y avoir des sous qui viennent avec tout cela. »

Le service de garde sera situé dans les anciens locaux du centre d'amusement Ouistiti.

Sensibiliser à l'autisme en avril

Avril est le mois de l'autisme et diverses activités sont prévues dans les prochaines semaines.

Dimanche, environ 80 personnes ont marché pour la Journée mondiale de sensibilisation.

Il est important d'en parler et plus tôt un enfant est diagnostiqué, meilleur sera son accompagnement, ajoute Tommy Bédard.

« Le Centre de santé et de services sociaux est en train de remodeler sa formule d'accès. Il y a maintenant des services de diagnostic provisoires, c'est-à-dire que dès qu'un psychiatre ou un pédopsychiatre a un doute, ils ont en main un formulaire qui leur permet d'évaluer l'enfant et s'ils ont un doute, l'enfant entre déjà dans le système,ce qui fait qu'il est déjà pris en charge. »

Avec le succès de l'an dernier, la Société travaille à ramener le camp d'été à Rouyn-Noranda. L'expansion à Val-d'Or devra toutefois attendre.

Ensemble, ces deux projets représentent quelque 50 000 $ d'investissements.

Il y a deux semaines, le gouvernement Couillard a annoncé 150 millions de plus sur 5 ans pour aider les familles d'enfants autistes.

On ignore toutefois combien seront investis dans la région.

La réalité d'une famille qui vit avec un enfant autiste

La Société offre aussi des services de répit et diverses activités pour les familles. Avoir des résidences permanentes serait aussi génial.

La vie avec un enfant autiste n'est pas toujours rose, explique celui qui est père d'un jeune garçon TSA.

« Ce sont des familles qui sont épuisées. Vivre le quotidien avec un enfant autiste est quand même quelque chose en soi, c'est beaucoup de rendez-vous avec des spécialistes, les crises qu'on doit vivre, le jugement de tout le monde. Les gens souvent vont s'isoler, rester à la maison plutôt que sortir à l'extérieur donc la dépression, il y a beaucoup de séparations. »

À l'échelle du Canada, 1 % de la population sera diagnostiqué comme ayant un trouble du spectre de l'autisme.

On estime que le nombre de diagnostics chez les 0-8 ans augmente de 25 % par année.