Moratoire sur le registre des armes à feu demandé au Témiscamingue

La MRC de Témiscamingue demande un moratoire sur le registre des armes à feu, qui entre officiellement en vigueur mardi prochain.

 

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs est contre, tout comme plusieurs municipalités qui s'y sont formellement opposées. C'est notamment le cas de La Motte, mais aussi de Notre-Dame-du-Nord et de municipalités ailleurs au Québec.

La préfète de Témiscamingue, Claire Bolduc, estime qu'il n'y a pas eu assez d'échanges avant l'adoption de la loi.

« Il nous est apparu qu'il y a un dialogue qui ne s'est pas fait actuellement dans la société. Ça interpelle et ça pose des questions, alors on demande au gouvernement de surseoir à l'application de la loi, de faire un moratoire sur le registre et de profiter de cette période-là pour faire une consultation publique élargie. »

- Claire Bolduc

Audrey Folliot, Bell Média. La préfète du la MRC de Témiscamingue, Claire Bolduc.

La préfète souhaite surtout que soient prises en compte les réalités des régions comme l'Abitibi-Témiscamingue, qui ont notamment une proximité avec l'Ontario, beaucoup de clientèle américaine dans les pourvoiries et la présence de communautés autochtones sous juridiction fédérale.

La MRC a d'ailleurs adopté une résolution pour soutenir les différents groupes qui demandent l'abolition du registre. Plusieurs étaient présents au conseil des maires mercredi.  Elle compte aussi tenir une consultation avec les différents groupes intéressés autant au maintien qu'à l'abolition du registre. 

Claire Bolduc indique toutefois que la MRC n'encourage aucunement la désobéissance civile et invite les gens à respecter la loi actuelle et à enregistrer leurs armes avant mardi.