NOUVEL ALENA: « On se sent trahis » Gabriel Rancourt des Producteurs de lait

Le président des Producteurs de lait de l'Abitibi-Témiscamingue, Gabriel Rancourt, est en colère suite à la signature de la nouvelle entente de libre-échange, maintenant appelée l'Accord États-Unis-Mexique-Canada.

Les producteurs laitiers du Québec accusent Justin Trudeau de les avoir livrés en pâture à Donald Trump.

Il a offert d'importantes concessions sur le marché du lait, de l'ordre d'au moins 3,6 %, pour conclure cette entente.

« On voyait bien que ça s'enlignait de même, il y avait tellement de pression et M. Trump avait tellement fait de promesses chez eux. Nous autres, on se sent trahis, on ne se sent pas bien. »

- Gabriel Rancourt

Comment attirer la relève?

Les producteurs québécois appréhendent des pertes énormes, en plus d'avoir de moins en moins d'arguments pour attirer la relève.

Pour Gabriel Rancourt, cette entente n'a rien de positif, alors que le prix du lait est déjà au plus bas.

« Ç'a n'a pas de bon sens. Tu travailles sept jours par semaine, comme des malades, et tu te fais dire que c'est juste trois pour cent de ton marché, que ce n'est pas si pire. On n'a pas les moyens de s'engager des employés à force qu'on a de l'ouvrage et qu'on n'a pas d'argent. Comment tu fais pour attirer la relève dans ces conditions-là? »

Les agriculteurs et les producteurs sont convaincus que les compensations ne seront pas à la hauteur des pertes.

« Si le gouvernement dit qu'il va nous compenser, parlez de ça à n'importe quel producteur, il va dire "de la merde!". On n'en veut pas de ça nous autres. La seule chose que ç'a eue comme conséquence les programmes de compensation, ç'a fait vivre les fournisseurs. »

- Gabriel Rancourt

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