Où vont les immigrants en Abitibi-Témiscamingue?

Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre où l'immigration est une solution, la Vallée-de-l'Or est la MRC qui devrait tirer le mieux son épingle du jeu.

Selon les données recueillies par l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, 361 personnes ont été admises dans la MRCVO entre 2006 et 2015 et y étaient toujours en 2017.

Rouyn-Noranda suit de près avec 333 nouveaux arrivants.

Toutefois, l'attrait pour la région demeure faible, alors que seulement 0,2 % des gens récemment accueillis au Québec se sont établis ici.

L'agente de recherche à l'Observatoire de l'Abitibi-Témiscamingue, Mariella Collini.

«La majorité des immigrants admis au Québec se dirigent vers les grands centres, soit Montréal, Laval ou Québec. C'est sûr qu'ensuite, le reste se répartit à travers les autres régions du Québec et l'Abitibi-Témiscamingue n'est pas nécessairement le premier choix de destination.» 

Objectif séduction pour les différentes MRC

L'agente de recherche avoue être alarmée par la pénurie de main-d'oeuvre qui sévit actuellement chez nous. 

Toutefois, dit-elle, la balle est maintenant dans le camp des différentes MRC de chez nous:

«C'est sûr que pour le développement socio-économique d'une région, quand on est en pénurie ou en rareté de main-d'oeuvre, c'est inquiétant. Maintenant, il faut voir comment les territoires de MRC vont se mettre à l'avant-plan pour être suffisamment attrayants. L'autre défi, ensuite, sera évidemment de garder chez nous les gens qui vont venir.»

*Avec la collaboration d'Anthony Martineau