Pas d'accusation contre Sklavounos: quels impacts sur les dénonciations?

Les Centres d'aide et de lutte aux agressions à caractères sexuels (CALACS) craignent les impacts du dossier Sklavounos sur les potentielles dénonciations.

Le député Gerry Sklavounos ne fait donc face à aucune accusation criminelle concernant les allégations d'agressions sexuelles qui pesaient contre lui.

Jeudi, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a conclu qu'il n'y a pas eu d'acte criminel dans cette affaire.

Pour sa part, Alice Paquet continue d'affirmer avoir été agressée par le député.

Les statistiques démontrent que seulement 5% des victimes d'actes criminels dénoncent leurs agresseurs.

Plusieurs refusent de porter plainte par peur qu'on ne les croie pas. Ce genre de dénouement n'est pas facilitant.

Voici une intervenante communautaire au Point d'appui à Rouyn-Noranda, Renée-Maude Robin.

« Des cas comme ça, ça peut être vraiment décourageant pour des femmes qui réfléchissent à entamer un processus judiciaire, parce que c'est sûr que ce qu'elles voient, c'est que le processus peut être difficile et peut laisser quand même des traces sur les personnes qui vont décider de porter plainte. »

Renée-Maude Robin estime qu'il faut réinvestir dans les services d'aide aux victimes pour travailler à éliminer les préjugés.