Pas tout de suite pour la conciliation Parlement-famille

Christine Moore se désole de la lenteur des changements apportés pour accommoder les parents au Parlement.

La députée fédérale néodémocrate d'Abitibi-Témiscamingue milite pour une plus grande conciliation travail-famille depuis plus d'un an.

La maman d'une fillette se réjouit des gains administratifs obtenus depuis, comme un service de nanny et un local familial.

Mais le comité parlementaire refuse de se prononcer sur certaines procédures et remet le tout à plus tard.

Pourtant, ce sont des demandes simples et l'opposition soulève des inquiétudes farfelues, selon Christine Moore.

« Question de congés de maternité, quelles dispositions les élus pourraient avoir, ça n'avance pas. C'est compliqué présentement parce que, par exemple, on ne peut pas voter à distance. Le président du comité, qui est libéral, dit que peut-être que la personne qui vote à distance aurait une arme pointée sur elle et voter sous la contrainte... Ce serait complètement ridicule de penser qu'il risque d'y avoir ces incidents-là à n'en plus finir. »

Si rien ne bouge, la députée craint que ça ne décourage d'autres mamans à se lancer en politique.

« Ça montre que le parlement n'est pas prêt à faire place aux jeunes femmes qui voudraient éventuellement avoir une famille tout en continuant leur carrière politique. On se prive d'un pan de la population qui, à cause de la façon dont ça se passe, se disent qu'ils vont faire autre chose à la place. »

Christine Moore attend son deuxième enfant au printemps.