Philippe Couillard parle santé, relations autochtones et bois-d'oeuvre

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a profité de son passage à Val-d'Or pour faire le saut dans nos studios et commenter les dossiers chauds de l'heure.

En santé, il promet que le centre de radiothérapie prévu à Rouyn-Noranda et qui évitera à nos malades de devoir aller à Gatineau, est sur les rails, malgré un retard :

«C'est acquis, ce n'est pas en suspens même si des trucs sont à étudier.  Comme le nombre de salles, le type d'appareils.  Il y a des patients ici qui, parfois, malheureusement, choisissaient de ne pas avoir de traitements plutôt que de se déplacer au sud.  Pour un pays moderne comme nous et avec nos ressources, on ne devrait pas tolérer ça».

En relations autochtones, il promet d'écouter les doléances des différentes communautés :

«On n'a pas d'autre choix que de travailler avec les Premières nations.  On partage le territoire avec eux, ils étaient là avant nous.  Il faut s'assurer que le développement se fait à leur profit également.  Pendant des décennies, on a exploité les ressources naturelles sans trop s'occuper des Premières nations.  Disons-le franchement, c'est comme ça que ça s'est fait jusqu'à tout récemment».

En parlant du conflit du bois-d'oeuvre avec les Américains, Philippe Couillard soutient que le Canada a le gros bout du bâton, mais qu'il faut demeurer actif :

«L'imposition de tarifs par les Américains n'a pas eu beaucoup d'impacts sur nos scieries, peu ou pas de pertes d'emplois.  Les Américains ne sont pas capables de fournir plus que 70% du bois qu'il faut pour leurs constructions, ça c'est la réalité.  Ceux qui sont pénalisés, c'est la classe moyenne américaine.  Nous, on doit aller de l'avant et continuer à développer nos produits».

Les libéraux tiennent un conseil des ministres et un caucus présessionnel cette semaine à Val-d'Or.