Québec solidaire: Guy Leclerc accueille Gabriel Nadeau-Dubois à bras ouverts

Guy Leclerc espère un renouveau des idées de Québec solidaire avec l'annonce de la candidature à l'investiture dans Gouin de Gabriel Nadeau-Dubois.

Le co-porte-parole du parti en Abitibi-Témiscamingue croit que l'ancien leader étudiant a les valeurs à la bonne place.

Il estime que Québec solidaire était le meilleur choix qu'il pouvait faire, si on se fie aux attentes de la population qu'il a rencontrée lors de sa tournée du collectif "Faut qu'on se parle".

« On vise beaucoup la relève. Disons que Gabriel Nadeau-Dubois est probablement le début apparent. Les jeunes qui veulent se lancer en politique, quand on regarde ce qui se passe à l'Assemblée nationale, ça fait peur un peu. Il faut avoir de l'audace, il faut être téméraire, mais on en a de ça. »

Pour une alliance des forces souverainistes

Guy Leclerc appuie aussi l'idée de Gabriel Nadeau-Dubois d'une alliance avec Option nationale ou le Parti québécois.

Mais celle-ci est conditionnelle à une réforme du mode de scrutin.

« Après ça, les gens vont arrêter de voter pour battre l'autre, mais ils vont voter avec leur coeur et ce parti-là sera dignement représenté aux proportions des votes qu'il y aura eu. Ça va créer sûrement des gouvernements de coalition, mais on sait que des gouvernements de coalition, c'est beaucoup plus démocratique. Ils vont représenter au moins 40 ou 45% de la population, c'est déjà mieux! »
 
Le choix du candidat dans Gouin et le choix du porte-parole seront faits le 26 mars prochain.

Nadeau-Dubois critiqué pour ses propos

Gabriel Nadeau-Dubois s'est attiré de vives critiques hier lors de son annonce.

Il a accusé la classe politique des 30 dernières années d'avoir trahi le Québec en nous divisant et en favorisant les grandes entreprises et les lobbys plutôt que le peuple québécois.

Guy Leclerc estime qu'il n'a pas tout à fait tort en disant que le Québec n'avait pas vraiment progressé depuis ce temps.

Plusieurs politiciens ont été scandalisés par ses propos.

L'ex-premier ministre Bernard Landry lui reproche de renier les réalisations des gouvernements qui se sont succédé.

Il a donné l'exemple des CPE, de la Paix des Braves et du rattrapage économique sur l'Ontario.

Monsieur Landry a conclu en disant  : « Quand il aura fait le quart du huitième de ça, il pourra en reparler. »