Quelle est la place de la main-d'oeuvre autochtone dans la solution?

Les communautés autochtones font partie de la solution au problème de main-d'oeuvre en Abitibi-Témiscamingue.

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, en a discuté avec des partenaires, lundi à Rouyn-Noranda.

Il estime que les barrières tombent pour l'embauche de Premières Nations.

François Blais ajoute que le gouvernement veut les aider à intégrer le marché du travail.

« Le printemps dernier, j'ai rencontré l'ensemble des représentants des communautés autochtones du Québec pour signer une entente ministérielle avec eux, qui fait en sorte qu'ils aient accès aux mêmes services d'Emploi Québec et aux mêmes programmes de formation et mêmes programmes de développement des compétences, ce qui n'était pas le cas. »

Le Commissaire industriel de Val-d'Or, Jean-Yves Poitras, estime qu'il faut adapter les opportunités.

« Il ne faut pas travailler avec les gens qui ne travaillent pas dans les communautés autochtones, il faut travailler avec les gens qui veulent travailler. Ils ont une volonté de s'adapter et une volonté de s'organiser, et ça, je pense que ça va être pas le dialogue et pas du partenariat que ça va se faire. »

L'immigration et l'éducation sont d'autres avenues pour régler le problème.

Le ministre Blais n'exclut pas d'offrir des bourses plus avantageuses aux étudiants étrangers.

Québec déposera une stratégie nationale pour la main-d'oeuvre au printemps prochain.