Reconnaitre et contrer le harcèlement psychologique au travail

Le harcèlement psychologique au travail est plus fréquent qu'on le croit.

Dans le but d'outiller la population, l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue tient un webinaire sur le sujet, jeudi.

L'avocat chez Cain Lamarre de Rouyn-Noranda, Me Louis-Charles Bélanger, est un des panélistes invités.

Chaque cas est unique, mais le harcèlement psychologique survient souvent entre un salarié et une personne en position d'autorité.

« Quand une personne raisonnable va trouver, ou trouverait que les exigences sont trop grandes, la façon de s'adresser aux employés est incorrecte, on s'acharne sur quelqu'un, on isole quelqu'un dans un milieu de travail, là, les tribunaux vont reconnaitre des situations de harcèlement psychologique au travail. »

Si une personne croit en être victime et qu'elle est syndiquée, elle peut déposer un grief. Sinon, elle peut faire une plainte à la commission des normes du travail.

Accident de travail

Il est aussi possible d'être dédommagé si ce harcèlement nous a causé une maladie psychologique, ajoute Me Louis-Charles Bélanger.

« Dépression, épuisement, humeur anxieuse, etc. Si on a un diagnostic médical, on peut également déposer une réclamation à la CNESST, parce qu'on va considérer que c'est là un accident de travail. »

Au Québec, plus de 2000 réclamations sont faites chaque année aux syndicats et aux normes du travail pour des maladies liées au harcèlement psychologique au travail. Ce nombre n'inclut pas les demandes d'indemnisation à la CNESST.

Le webinaire se tient de 9h à 11h, à l'atrium David-Armand-Gourd du campus de Rouyn-Noranda.

Il est aussi possible de participer en ligne.