SANTÉ: 9 élèves du primaire sur 10 ont des caries en Abitibi-Témiscamingue

Plus de neuf élèves de 2e et 6e année sur 10 dans la région sont touchés par la carie réversible ou irréversible.

95 % des élèves évalués avaient aussi une inflammation des gencives.

Des chiffres alarmants, et bien plus élevés que la moyenne au Québec.

C'est ce que révèle l’Étude clinique sur la santé buccodentaire des élèves québécois du primaire, dont les données datent de 2012-2013.

La carie demeure donc un problème de santé publique, même si la situation s'est améliorée depuis la fin des années 90.

Le taux de carie a un peu diminué depuis la fin des années 90, et plus de jeunes ont les dents protégées par des scellants.

Les enfants dont les parents ont un faible niveau de scolarité sont ceux avec le plus de caries, illustre la dentiste-conseil à la Direction régionale de santé publique, Dre Aline Roy.

« Principalement expliqué par une hygiène dentaire qui est insuffisante, qui se situe entre moyenne à médiocre, chez 77 % des élèves de 2e année et 61 % chez les élèves de 6e année. »

Vaut mieux prévenir que guérir

La prévention est primordiale pour éviter d'avoir besoin de soins dentaires.

Près d’un élève de sixième année sur trois compte au moins une dent fracturée ou perdue. Les dents abimées peuvent nécessiter des soins spécialisés coûteux d’où l’importance de la prévention.

Il y a aussi plusieurs soins à faire quotidiennement dès le plus jeune âge, ajoute Dre Roy.

« C'est de faire un brossage au moins deux fois par jour avec un dentifrice qui est fluoré, de visiter le dentiste dès l'âge d'un an ou dès l'apparition des premières dents, une saine alimentation, comprenant principalement des légumes, des fruits, des noix, et d'éviter de manger le plus possible des aliments et des boissons sucrés. »

Pour les besoins de l'étude, 645 élèves de 39 écoles ont été évalués par les dentistes-examinateurs.

Par ailleurs, les examens annuels et réparations chez le dentiste sont gratuits pour les enfants de 9 ans et moins.

Pour consulter l'étude complète, CLIQUEZ ICI.