Santé : Senneterre inquiète, le CISSS rassurant

Le maire de Senneterre s'inquiète des services de proximité en santé.  Les craintes de Jean-Maurice Matte sont décuplées depuis la fermeture de cinq lits d'hospitalisation pendant dix jours au début de mars.

Il y a présentement quatre médecins à Senneterre et il en faudrait six.  Pire, deux départs à la retraite sont envisageables d'ici 18 mois.

Rien pour apaiser les appréhensions des Senneterriens.

Jean-Maurice Matte :

«Il y a eu un transfert de pauvreté de Val-d'Or et Malartic vers Senneterre, après le boom minier, où on avait des logements plus abordables et des HLM.  Ces gens-là ont besoin de services sociaux qui sont particuliers».

François-Olivier Dénommé

Le pdg du Centre intégré de santé, Jacques Boissonneault, promet de prendre les bouchées doubles en recrutement :

«Il y a un effritement de services dans le milieu.  On va s'associer avec la municipalité pour le recrutement.  Je suis venu ici aujourd'hui pour rassurer la population : les services qu'on offre ici sont là pour rester et on travaille à les consolider».

François-Olivier Dénommé, Bell Média

Senneterre a demandé au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, un statut particulier, ce qui aurait permis d'obtenir certaines garanties, mais la demande a été rapidement rejetée du revers de la main.