Sécurité dans les mines: l'AMQ répond au Syndicat des Metallos

L'Association minière du Québec (AMQ) ne boycotte pas les comités de travail de la CNESST, comme l'en accuse le Syndicat des Metallos.

C'est ce qu'assure sa présidente-directrice générale, Josée Méthot.

Une ordonnance de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail oblige les minières à cesser le soutirage minier quand des explosifs sont installés ou prêts à être déclenchés.

L'AMQ et la CNESST sont en litige devant le Tribunal administratif du travail dans ce dossier.

La santé-sécurité est une priorité, c'est donc plutôt un conflit d'horaire, nous dit Josée Méthot.

« C'est un dossier qui mobilise toutes nos ressources, donc on n'a pas la disponibilité nécessaire pour participer aux travaux des comités. On a de l'intérêt et de la bonne volonté, mais on doit mettre les efforts où il faut, on a les mines à opérer et il faut rester vigilants. »

L'AMQ assure avoir à coeur la santé-sécurité, alors qu'elle tient justement son 53e Colloque sur le sujet la semaine prochaine, à Rouyn-Noranda.

Le débat revient après une fin de semaine où un homme est mort et trois travailleurs ont été blessés dans les mines de l'Abitibi-Témiscamingue.