Senneterre et l'ABAT discutent du futur Centre de valorisation

Senneterre et l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue (ABAT) ont eu des échanges constructifs et courtois sur le projet de Centre de valorisation des aires protégées.

 

La Ville souhaite le mettre en place pour faire de l'interprétation, de la recherche, de l'éducation et du tourisme. L'ABAT questionne l'initiative alors que le maire Jean-Maurice Matte a, selon elle, « bousillé » le réseau des aires protégées dans le passé. L'organisme avait d'ailleurs attaqué le maire publiquement à cet effet, déplorant aussi de ne pas avoir été consultée au départ.

Le maire s'est déjà montré réfractaire à l'ajout d'aires protégées dans sa localité, pour des raisons économiques, et indique que sa position n'a pas changé. Il croit toutefois que le Centre a sa raison d'être.

« C'est correct la mise en place des aires protégées, mais il faut s'assurer de bien les valoriser, de les faire connaître auprès du grand public, de les utiliser dans des projets de recherche et c'est ce qu'on propose. En fin de compte, ce qu'il faut régionalement, c'est de se tenir et de porter ensemble cette belle proposition-là auprès du gouvernement du Québec. »

- Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre

François-Olivier Dénommé, Bell Média. Jean-Maurice Matte

Ne pas nuire à la mission des aires protégées

De son côté, le président de l'Action boréale, Henri Jacob, n'a rien contre l'idée d'un centre d'interprétation et de valorisation. Il veut juste s'assurer que la raison d'être des aires protégées sera prise en compte.

« Faire de l'interprétation, c'est une chose, mais de la valorisation, il va falloir définir le mot valorisation. Si c'est pour devenir des genres de centres où on stimule le tourisme, aller faire du camping et qu'on veut intensifier la présence humaine, on va détruire la raison d'être des aires protégées, qui est de garder des exemples le plus naturels possible. »

- Henri Jacob, président de l'ABAT

Henri Jacob aimerait aussi que le maire de Senneterre révise sa position en faveur de l'implantation de plus d'aires protégées dans la région, afin d'être dans la même lignée que son centre. La région compte actuellement 8% d'aires protégées, bien loin de l'objectif de 17 % pour 2020.

De son côté, le ministre régional et ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, est en faveur du projet et salue le côté éducatif qu'il pourrait avoir.