Stimuler la construction en bois pour aider l'environnement

Maison Bétula

Une dizaine d'architectes, d'ingénieurs, d'entrepreneurs et acteurs de la recherche en construction en bois de la province sont en mission de transfert d'expertise en Abitibi-Témiscamingue.

De lundi à mercredi, ils feront du réseautage, visiteront des projets innovateurs en la matière pour s'en inspirer et assisteront à des conférences.

C'est organisé par l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), en partenariat avec l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et Épinex.

L'agent de liaison pour l'UQAC, Romain Cunat, espère leur donner des idées pour stimuler la construction en bois.

« On encourage l'utilisation de ce matériau-là, qui est un matériau considéré comme durable. C'est intéressant de l'utiliser, parce qu'il retient aussi les gaz à effet de serre, donc c'est très bon de construire en bois. On encourage la construction, notamment non résidentielle, parce que dans le résidentiel, c'est déjà très populaire. »

Les participants réseautent à l'UQAT. Crédit: Audrey Folliot, Bell Média

Les participants, venus entre autres de Rimouski, Saguenay, Gatineau et Québec, passeront à Rouyn-Noranda, Val-d'Or et Malartic.

Notre région se démarque déjà en la matière, notamment avec la maison Bétula, l'aréna Jean-Marie Turcotte de Cloutier et le Pavillon des sciences de l'UQAT.

Alléger les normes

L'utilisation accrue de bois en construction mène à la création d'emplois.

Il faut toutefois alléger la réglementation pour le faciliter, reconnait le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette.

« Il faut revoir parfois les normes de la régie du bâtiment du Québec, c'est eux autres qui ont le code de bâtiment, et il y a des améliorations à faire. Présentement, on a le droit à 12 étages pour ce qu'on appelle le résidentiel. Pour ce qui du non-résidentiel, il y a des adaptations à faire. On est en train de regarder pour des écoles en bois de trois étages et plus. »

Par ailleurs, le ministre indique que la demande de bois d'oeuvre aux États-Unis est à la hausse, notamment à cause des ouragans.

Toutefois, une crise sévit toujours, et Luc Blanchette espère que le Québec pourra miser sur la création davantage de produits transformés, qui ne seraient pas susceptibles d'être taxés avec les mesures protectonnistes.