Trois nouvelles aires protégées en Abitibi-Témiscamingue

Neuf réserves de biodiversité et une réserve aquatique projetées reçoivent un statut permanent de protection par Québec, dont trois en Abitibi-Témiscamingue. Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, en a fait l'annonce aujourd'hui (vendredi).

 

Ces 3 000 km carrés de milieux naturels sont situés en Abitibi-Témiscamingue (941,5 km carrés), au Saguenay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord.

Dans la région, iI y a notamment la réserve de biodiversité Opasatica et la réserve de biodiversité de la Moraine-d'Harricana.

Ce statut permanent permet de protéger des milieux sensibles de toute activité industrielle, autant forestière ou minière qu'énergétique. En Abitibi-Témiscamingue, ça veut dire protéger des érablières à sucre parmi les plus nordiques du Québec et des forêts rares, ainsi qu'un secteur d'intérêt culturel pour la Première Nation de Timiskaming.

Le Québec n'est toutefois pas plus près d'atteindre son objectif de 17 % d'aires protégées d'ici 2020, alors que ces réserves sont déjà incluses dans le calcul depuis qu'elles ont un statut provisoire. Le total des aires protégées au Québec atteint maintenant 10 %. 

Cette protection accrue n'aura pas d'impact sur les activités de chasse, de pêche ou de piégeage ni sur la villégiature de ce territoire.

Les communautés autochtones pourront aussi continuer d'y pratiquer leurs activités traditionnelles.

Les territoires visés en Abitibi-Témiscamingue :

- La réserve de biodiversité Opasatica (auparavant nommée réserve de biodiversité projetée du lac Opasatica), couvrant 334,4 km2
- La réserve de biodiversité Kakinwawigak (anciennement réserve de biodiversité du lac des Quinze), de 243,1 km2
- La réserve de biodiversité de la Moraine-d'Harricana (résultant de la fusion des réserves de biodiversité projetées du réservoir Decelles et de la forêt Piché-Lemoine), de 364,0 km2