Un meilleur encadrement pour les pesticides « tueurs d'abeilles »

Québec met en place une nouvelle règlementation pour limiter l'utilisation des pesticides « tueurs d'abeille ».

Les agriculteurs devront avoir une autorisation spéciale d'un agronome pour utiliser cinq pesticides particulièrement nocifs.

Les bénéfices seront nombreux, selon la ministre du Développement durable et de l'Environnement, Isabelle Melançon.

« C'est pour notre bien-être, pour notre santé, et bien sûr, pour la survie de l'humanité, disons-le, parce que les abeilles, elles travaillent pour nous tous. »

Ces changements ne peuvent qu'être positifs, nous dit le propriétaire de Miel Abitémis à St-Bruno-de-Guigues, Guillaume Tétreault.

« Dans notre cas, on n'a jamais eu de cas d'empoisonnement, mais c'est sûr que c'est une bonne nouvelle pour l'industrie apicole qu'il y ait un plus gros suivi à ce niveau-là. »

Les agriculteurs veulent des alternatives

Chez les agriculteurs, ces changements sont moins bien accueillis, alors que la majorité sont des mesures administratives supplémentaires.

Le président de l'UPA en Abitibi-Témiscamingue, Sylvain Vachon, n'a rien contre la réduction de l'utilisation des pesticides.

Il n'est toutefois pas d'accord avec les moyens mis en place pour y arriver.

« Pour atteindre ça, ce n'est pas des prescriptions que ça prend. C'est d'intégrer au plan de fertilisation, un volet pesticides, et avoir une meilleure formation des agriculteurs, un meilleur accompagnement, pour justement mettre en place une multitudes d'approches autres que l'utilisation systématique de néonicotinoïdes. »

Les agriculteurs devront notamment obtenir des prescritpions pour les utiliser et tenir un registre de tous les pesticides appliqués.

Le gouvernement leur propose de l'aide financière pour y arriver.

Le règlement entrera en vigueur en 2019